A Cointrin, les riverains sont inquiets malgré la promesse de réduire le bruit

«Sur la question du bruit, Genève Aéroport a rappelé mardi que le système de taxes visant à favoriser l’arrivée d’avions moins bruyants a été adapté. Ce changement a fait ses preuves, selon André Schneider, qui précise que « certaines entreprises ont déjà changé leurs types d’avions… c’est un début ».

Insuffisant pour Yvan Rochat, maire de Vernier et président de l’association transfrontalière des communes riveraines de l’aéroport. « Les efforts technologiques qui devraient permettre aux avions de faire moins de bruit sont utiles et importants, mais si on a de plus en plus d’avions, on perd tous ces efforts », estime-t-il..» ✈️

💚🚆Ajoutons le soutien au trafic ferroviaire pour rendre superflus les vols internes à l’Europe!

Un pilotage démocratique de l’Aéroport de Genève n’a jamais été autant d’actualité !

STOP Pollution aéroportuaire! OUI à un Aéroport urbain Respectueux de la Population et de l’Environnement !

#onlacherien #stopnuisancessonores #pollutiondelair

#stopavionrégimedexception #commeunpoissondanslair

Courrier de lecteur.trice

Philippe Dugerdil  , habitant de Satigny, réagit à l’article de M. Jeannerat dans la Tribune de Genève du 29-30 septembre 2018 :

M. Jeannerat («TdG» 29 – 30 septembre) craint que l’initiative IN 163 «Pour le pilotage démocratique de l’aéroport urbain de Genève» n’affaiblisse l’aéroport. J’aimerais le rassurer. Elle demande simplement que nos élus puissent se prononcer sur son développement en soupesant ses avantages et inconvénients, et en particulier l’impact sur la qualité de vie des habitants soumis aux nuisances.

L’auteur craint-il qu’en cas de votation populaire, le peuple souverain se trompe? Ou craint-il qu’en cas d’acceptation, nos élus ne soient pas clairvoyants? Si ses arguments sont fondés, la majorité s’en rendra compte. Mais le problème est peut-être là. Sur les arguments économiques, il ne faut pas oublier de prendre en compte les externalités, en l’occurrence la pollution, le bruit et leur impact sur la santé des citoyens, le climat et l’économie locale (en particulier sur les zones à construire et les loyers). Il faut prendre en compte les coûts d’opportunités: le manque à gagner pour nos commerces lorsque les voyageurs prennent l’avion pour fêter un anniversaire à Barcelone, passer un week-end à Amsterdam plutôt que dans notre région, etc. Mais la crainte est peut-être avant tout que la population comprenne les effets des transports aériens sur le climat.

L’aéroport était en 2012 responsable de 23% des émissions de gaz à effet de serre, pratiquement à égalité avec le résidentiel (essentiellement le chauffage) et loin devant les émissions dues aux voitures (source: Plan climat cantonal – PCC). En 2012 le nombre de passagers de l’aéroport était de 13,5 millions (dont 22% de résidents genevois, source: PCC). En 2017, ce nombre était de 17,3 millions… Alors oui à l’aéroport, mais pas à n’importe quel prix!

Philippe Dugerdil

 

Rapport GIEC 2018: un constat alarmant !

 

 

Ce lundi 8 octobre 2018 sort le rapport du GIEC 2018. Le constat y est alarmant et des mesures concrètes sont plus que jamais nécessaires. Nous continuerons à exiger un aéroport de genève respectueux de la population et de l’environnement. Oui à une mobilité durable!  

Vagues de chaleur, extinctions d’espèces, déstabilisation des calottes polaires, montée des océans : les conséquences du réchauffement climatique se font déjà sentir et ce n’est que le début, avertissent les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Dans un rapport de 400 pages rendu public lundi 8 octobre, ils exposent la menace d’emballement au-delà d’1,5°C de réchauffement.

« Chaque petit accès de réchauffement supplémentaire compte, d’autant que passer 1,5°C accroît le risque de changements profonds voire irréversibles, comme la perte de certains écosystèmes », explique Hans-Otto Pörtner, co-président de cette session du Giec qui a réuni chercheurs et représentants des Etats toute la semaine dernière en Corée du Sud.

Si le mercure continue de grimper au rythme actuel, sous l’effet des émissions de gaz à effet de serre, il devrait atteindre +1,5°C entre 2030 et 2052, note le rapport, basé sur plus de 6000 études. Et si les Etats s’en tiennent à leurs engagements de réduction d’émissions pris dans le cadre de l’accord de Paris en 2015, ce sera +3°C à la fin du siècle.

Alors, que faire, alors que 2017 a encore vu les émissions mondiales liées à l’énergie repartir à la hausse ? Pour le Giec, contenir l’augmentation à 1,5°C demandera une réduction des émissions de CO2 drastique dès avant 2030 (-45% d’ici 2030) et la  « neutralité carbone » en 2050 (autrement dit il faudra cesser de mettre dans l’atmosphère plus de CO2 qu’on ne peut en retirer, et ne plus se permettre que des émissions « résiduelles »).

Villes, industries, énergie, bâtiment… tous les secteurs sont appelés à s’atteler à de « profondes réductions d’émissions » : rester à 1,5°C demandera « une transition rapide et de grande portée », d’une ampleur « sans précédent ». Le Giec insiste sur l’énergie – charbon, gaz, pétrole étant responsables des trois quarts des émissions. Et propose plusieurs scénarios chiffrés incluant différentes combinaisons d’actions.

« Le rapport donne aux décideurs politiques l’information dont ils ont besoin pour prendre des décisions pour lutter contre le changement climatique tout en considérant aussi les besoins des populations », explique la sud-africaine Debra Roberts, autre coprésidente de cette réunion, pour qui ce texte est « un appel à la coordination ». « Les années à venir seront les plus déterminantes de notre histoire », estime-t-elle.

Pour sa collègue française, la climatologue Valérie Masson-Delmotte, également à Incheon, c’est « un constat lucide et difficile : la politique des petits pas ça ne suffit pas ». Le rapport « nous dit que si on n’agit pas maintenant, on va vers un monde où on sera en permanence en gestion de crises ». « La bonne nouvelle est qu’il y a des actions en cours dans le monde, mais il faudrait les accélérer pour avoir des transitions douces. La vraie question de la faisabilité, c’est celle-là : les gens sont-ils prêts à agir, et y aura-t-il assez de volonté politique collective ? »

« Nous ne sommes pas condamnés à 3°C », s’anime le climatologue Myles Allen. « Nous sommes éventuellement liés par nos actions passées, mais pour l’avenir tout est possible », veut croire l’universitaire britannique qui espère entendre le secteur pétrolier. L’Alliance des petits Etats insulaires, à la pointe du combat pour inscrire l’objectif 1,5 dans l’accord de Paris, a appelé « les nations civilisées à prendre leurs responsabilités en relevant leurs efforts pour réduire les émissions ».

« Le rapport montre que nous n’avons plus qu’une occasion, des plus minces, pour éviter des dommages impensables au système climatique qui nous fait vivre », a dit Amjad Abdulla, qui représente une quarantaine de nations allant des Maldives aux Bahamas en passant par Singapour éparpillées sur tous les océans, et majoritairement menacées de disparition par la montée des eaux à venir. Il est « convaincu que les historiens regarderont ces conclusions comme un moment clé dans l’histoire des hommes ».

« Y arriverons-nous à temps ? Personne ne sait », dit Kaisa Kosonen, responsable climat pour Greenpeace. « Ce qui compte maintenant est que nous décidions d’essayer et que nous en fassions notre priorité. Seulement alors aurons-nous une chance de nous protéger des impacts que la science nous annonce. »

20km de l’aéroport: non au greenwashing de GVA Airport

 

Le dimanche 7 octobre 2018 aura lieu la course des 20km de l’Aéroport de Genève. Ce sponsoring s’inscrit dans une volonté de greenwashing que nous dénonçons! 

Le 7 octobre 2018 a lieu à Genève une course à pied de 20km. Pour la seconde année, cette course a comme sponsor principal l’aéroport de Genève. Or, le trafic aérien engendre chaque année des coûts de 50 millions de francs pour soigner les habitants de Genève.

Le plan (PSIA), rédigé par les Autorités fédérales et soutenu par les Autorités exécutives cantonales, qui définit le développement des activités aéroportuaires, prévoit une augmentation massive du trafic aérien dans les années à venir. Ce plan accepte le dépassement des normes en termes de pollution dans la région de l’aéroport et donc les conséquences sur la santé. Les prévisions tablent sur une augmentation de 100% à l’horizon de 2030 de la pollution de l’air (NOx).

En réponse, la Coordination régionale pour un aéroport de Genève urbain, respectueux de la population et de l’environnement (CARPE) s’investit pour une limitation des nuisances engendrées par l’aéroport de Genève (en particulier du bruit, de la pollution de l’air et des émissions de CO2) pour que les habitants de Genève et de sa région puissent mieux respirer, courir sereinement, et vivre en bonne santé.

 

AVIONS, toujours plus, pourquoi faire? Du rêve au cauchemar

La Coordination régionale pour un aéroport urbain, respectueux de la population et de l’environnement (CARPE) et l’Association des riverains de l’aéroport de Genève (ARAG), rejointes et soutenues par des personnalités de tous bords, se sont associées pour publier un livre : Avions, toujours plus, pour quoi faire?

En cette fin d’été 2018 où l’urgence de la question climatique s’est imposée à tous, sur tous les continents, il est impératif d’oser se poser des questions et réfléchir aux conséquences des actions de l’homme sur son environnement. Dans le contexte qui est le leur et dans la perspective d’une votation sur l’initiative Pour un pilotage démocratique de l’aéroport, l’ARAG et la CARPE publient un livre qui, tout en affichant un point de vue, revendique une impartialité basée sur la solidité des chiffres et des données avancées.

Alors que l’aviation bénéficie de privilèges concurrentiels historiques, politiques et structurels patents, ses atteintes à l’environnement et à la santé des personnes doivent être regardées en face. Or, on accepte aujourd’hui en Suisse crânement, à travers le PSIA (Plan sectoriel des infrastructures aéronautiques) notamment, que les normes de pollution atmosphérique et de bruit soient dépassées autour des aéroports. Pire encore, alors qu’on demande à tout un chacun, aussi bien aux individus qu’aux acteurs économiques, de faire des efforts drastiques afin de réduire les émissions globales de gaz à effet de serre (énergie électrique verte, voitures électriques, utilisation des transports publics etc…), on accepte que la pollution émise par l’aviation augmente. Ceci à l’échelle de la planète mais aussi plus localement à Genève.

Avions, toujours plus, pour quoi faire? se propose d’accompagner le lecteur dans sa réflexion : Si j’adhère au constat de l’urgence de la question climatique et environnementale, mes actions à titre individuel sont-elles cohérentes? Sur quoi sont-elles fondées? Tout en reconnaissant l’apport d’un aéroport à l’économie locale, régionale et nationale, comment puis-je faire évoluer les choses?

Les bénéfices de la vente de l’ouvrage seront destinés au financement de la future campagne sur l’initiative Pour un pilotage démocratique de l’aéroport.

Ce livre est aussi en vente en librairie, sous le même titre, édité par les Editions Jouvence.